Ce soir j'ai eu une prise de conscience, je sais que ces derniers mois, j'ai beaucoup changé; j'ai fait énormément d'erreurs, je me suis cherchée pendant pas mal de temps, j'ai pris du poids, j'en ai perdu, j'ai pensé aimer, j'ai aimé, j'ai haïs, j'ai envié, j'ai cru, j'ai ouvert les yeux, j'ai faiblit, je me suis renfermée, j'ai crié, j'ai ris, j'ai tenté, j'ai renoncé, tout ça en l'espace de quelques mois. Tout ça en l'espace de à peu près quinze mois. L'année dernière, tout ce que je pensais se voyait moins, j'arrivais à le dissimuler, et je riais grâce à quelques personnes formidables qui ont changé ma vie à jamais. Mais ce n'est pas pour ça que j'ai oublié. Cela n'a fait qu'empirer les choses, et à faire déborder le vase plus vite. Je passe de la joie à la colère en un claquement de doigts, je sais que je peux avoir des réactions bizzares, insensées; je continue encore aujourd'hui a essayer de donner à ma vie un sens logique, mais je pense que je ne tournerais jamais rond, je ne saurais jamais faire comme les autres font. Malheureusement, ma tête est bordélique, je pense avoir perdu toute notion de calme et de paix il y a quinze mois. Certaines personnes pensent je ne m'ouvre pas assez, que je ne montre pas mes sentiments et que depuis maintenant 5 mois je refuse de montrer qui je suis réellement; c'est certainement parce que je veux oublier ce moi qui a fait tellement d'erreurs et qui me rends si honteuse, qui renferme mon chagrin. Ce moi horrible qui a, la plupart du temps, tout détruit sur son passage, qui m'a fait faire les mauvais choix. Mais comme la cause de ce chaos, je n'arrive pas à oublier ce moi, qui m'a donné ces tons amer et ces sentiments si mauvais. Certes, des fois je ris, je souris, je suis heureuse, mais c'est tellement éphémère par rapport au mal que j'éprouve et qui lui reste présent a chaque moment de ma vie. Je fais face malgrès tout, je ne succombe pas, mais j'ai du mal à tout garder pour moi. Personne ne me demande d'être aussi froide et muette sur mes sentiments, c'est moi qui le veut. J'ai toujours eu du mal à dire ce que j'éprouvais, parce que parler de sentiments c'est une chose pour les faibles, c'est se mettre a nu, permettre aux autres de rire de nos malheurs, de nous juger, de nous aider, ou de nous enfoncer; voilà ce qu'on m'a appris, pas à travers des paroles, mais a travers des situations, des gestes, ou des regards. Voilà pourquoi je n'aime pas parler de ce que je ressent, j'ai tendance à plus me porter sur les problèmes des autres, ça m'évite de penser à ce qui bouillonne en moi, la souffrance que j'ai, la colère contre moi-même, les larmes que je retiens, ces sentiments que j'ai envie d'hurler, Je ne suis enfaite qu'une égoïste qui ne pense qu'à soulager son âme. « J'essaie de guérir pour les autres, pour eux particulièrement, pour ne pas les faire souffrir. » Voilà ce que je me suis toujours fait croire; mais ce n'était pas vrai, car si ça l'était, j'aurais déjà oublié ces sentiments, ce sentiment en particulier qui me fait tant tourner la tête, et ils auraient étés tranquilles, mais ce n'est pas le cas, j'espère juste avoir le droit à ce bonheur à nouveau, j'espère juste que cette souffrance leur sera infligée pour que je puisse être enfin libérée, mais je ne veux pas que ça arrive pour mon simple confort. J'essaie d'expliquer des choses a travers ce texte, mais je me contredis dans toutes mes explications, je n'arrive plus à avancer sans revenir en arrière. C'est vrai, beaucoup de choses font que les seuls pas que j'arrive à faire me ramènent toujours vers mes erreurs, vers mon passé, et jamais vers mon futur, tout me rapporte quinze mois en arrière. Je me demandes maintenant pourquoi j'ai fait ce texte, je suis toujours aussi perdue, et je n'arrive toujours pas à m'enlever de la tête la cause de ses quinze mois. Je crois que j'ai peur de ce qu'il se passerait si tout était clair. Je voudrais oublier, ce serait tellement plus simple, oublier la seule personne responsable de ce désastre, cette personne qui ne se doute même pas qu'elle m'a infligé de telles choses, cette personne tellement bonne qu'elle restera gravée en moi toute ma vie. Mais la vie ne marche pas comme ça. Et encore une fois, je suis égoïste en faisant ce texte, j'essaie de me convaincre que « c'est pour explique aux gens que j'aime beaucoup de choses et mon état de ces quinze derniers mois » mais ce n'est pas vrai, c'est parce que j'espère que le « responsable » de ce champ de ruines se reconnaitra et comprendra certaines choses, comme le fait que je ne l'oublis pas et que je n'arrive pas à avancer sans lui.

# Posted on Friday, 11 July 2008 at 3:12 PM

Edited on Saturday, 26 December 2009 at 8:51 PM